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Pas perdus.........Ô Proche Orient

"Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues..." (Joseph Kessel)

Beyrouth

Publié le 2 Novembre 2010 par julisontheroad.over-blog.com in Liban

Comme toute ville orientale qui se respecte, Beyrouth grouille de voitures qui circulent au klaxon. Bien entendu les piétons ne sont pas prioritaires sur les quatre roues qui foncent à toute allure. Ils aiment les grosses voitures type 4x4, voitures de luxe...mais pas une sans bosses. Il faut dire que la circulation y est dense, ici on roule cul à cul, les embouteillages sont choses communes et la " Paris " libanaise (dixit les locaux) ne serait plus vraiment la même sans cela. Au milieu de ces ``t`as vu ma voiture comme elle est grosse`` on trouve de vieilles voitures toute rouillées qui parfois n'ont même plus de par choque, de vitres.....mais ça roule. Contrôle technique ici, ils ne connaissent pas il semblerait !

Beyrouth est un immense chantier de construction, de reconstruction, on peut encore voir des maisons criblées de balles ou avec d'énormes trous, entourées par de grandes tours plus modernes les unes que les autres.

Ce qui caractérise cette mégapole ce sont les klaxons, la poussière, la pollution, le bruit des chantiers 24h/24h, les jeunes qui passent au volant de leur voiture rutilante  musique à fond........mais par dessus tout c'est la gentillesse des beyrouthins.

De premier abord la ville m’a semblée crasseuse, bruyante, elle n’avait rien à voir avec ce que j'avais pu imaginer. Par contre elle colle parfaitement au récit du livre Une Vie de Pintade à Beyrouth.

La ville est divisée en plusieurs quartiers :

         Hamra où l’on trouve les bars, les restaurants et les cafés internet. Ce quartier bouge depuis près d`un an maintenant, avant on y trouvait essentiellement des magasins. Aujourd’hui c'est l'endroit pour faire la fête, c'est là que les locaux se retrouvent ainsi que pas mal de touristes en recherche de lieux branchés.

         Gemmazieh : ce quartier, porte encore les marques d'un passé encore bien présent à l'esprit des libanais, résidentiel à signalétique " rue à caractère traditionnel ". Derrière son aspect tranquille on y trouve pleins de bars qui sont pleins à craquer dès le jeudi soir ainsi que des petits restaurants sympa comme la " Tabka". Les touristes souhaitant faire la fête lui préfèrent pourtant le quartier d'Hamra.

         Downtown : Sur la frontière entre Gemmazieh et Achrafieh. Rien à dire de spécial ici si ce n'est qu'il n' y a pas grand-chose à faire. Les rues y sont agréables, loin du tumulte de la ville et pourtant en plein centre, pour une petite balade en fin de séjour.

          Centre Ville : on ne voit que des rues toutes neuves avec des bâtiments rutilants. La plupart des rues sont gardées par l'armée du coup NO PHOTO. On y trouve principalement des ambassades, des banques, des magasins de luxe...Mais également les souks de Beyrouth. Les vieux souks ayant été totalement détruits pendant la dernière guerre lors des bombardements intensifs israéliens, la ville les à reconstruits version upper class. Rien à voir avec les souks de Syrie, du Maroc ou d'ailleurs. Nous sommes sur les Champs Elysées locaux.

Il faut quitter la ville pour trouver des souks typiques, notamment à Tripoli (Trablous), Saïda (Sidon) ou Sour (Tyr).

 

Je vis à Gemmazieh, à 5 minutes à pieds de la gare Charles Helou d'où partent les bus pour la Syrie et le nord du pays. J'aime bien ce quartier, il n'y a pas beaucoup de touristes et on est près de tout. Les "services" taxi passent tout près pour se rendre à Hamra et dans le reste de la ville.......

Ici l'eau est rationnée, tout le monde a d'énormes récupérateurs d'eau sur les toits avec un système qui l'achemine aux douches et autre. Les coupures d'électricité sont banales et courantes à Beyrouth comme dans le reste du pays.

 

Grâce au couchsurfing j’ai passée une soirée avec quelques beyrouthins très sympas sur Hamra, haut lieu de la fête beyrouthine. On y croise autant d'expatriés que de libanais. Ils m’ont raconté un peu leur histoire, m’ont parlé de leurs études, de leur carrière. Ici plus qu’ailleurs la fête est un exutoire, un besoin de s’oublier et d’oublier, de vivre le moment présent. Certainement l’héritage laissé par des années de guerre.  

 

Un soir en revenant en minibus après une journée de vadrouille, j'ai rencontré un papi qui m'a confié s'être exilé aux Etats-Unis en 1991 pendant 6 ans car il y avait trop de troubles sur Beyrouth à ce moment là.......Il me raconte quelques anecdotes les yeux rougis à l'évocation des cette période.

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