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Pas perdus.........Ô Proche Orient

"Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues..." (Joseph Kessel)

Au loin la Palestine !

Publié le 12 Août 2011 par julisontheroad.over-blog.com in Israël - Palestine

Jérusalem, quatrième jour !

Ce matin Porte de Damas, à l'extérieur de la vieille ville, je m'embarque à bord du petit bus palestinien vert et blanc n° 18 à destination de Ramallah.

La gare de bus est pleine à craquer, les quais sont bondés et les bus affichent tous complet. Le ballet est bien rôdé, à peine un bus plein quitte la place qu'un autre prend sa place, du coup pas d'attente.

Les sacs sont chargés, le chauffeur est prêt. C'est parti, direction Palestine.

Je suis ravie d'aller voir là-bas comment va la vie même si les médias m'en ont déjà donné un vague aperçut. J'ai entendu les récits des personnes qui en revenaient alors je savais plus ou moins à quoi m'attendre. Etrangement, aucune appréhension ne s'invita, j'attendais juste d'y être pour voir par moi même. Longtemps j'ai imaginé les contours de ces lieux, la couleur de la terre...trépignant sur mon siège j’attends, le regard rivé sur la fenêtre. A peine sortie des abords de Jérusalem, mon horizon se bouche, par la fenêtre mes yeux se heurtent au Mur gris, terne, symbole de l'incompréhension, de la haine de l'autre, de la possession. D'un coup mon enthousiasme faibli mais ça y est la Palestine est là toute proche.

PC080060.JPG

Le bus longe l'immense check point de Qalandia porte d'entrée et de sortie d'un territoire cerné de toute part. Ici aucune frontière naturelle, que des murs, des barbelés ou des grillages rehaussés de miradors. Etrange vision en ce XXIème siècle. A mon sens il n'existe aucune liberté ici quelque soit le lieu où vous vous trouvez, quelque soit votre appartenance ethnique.

Comment parler de liberté lorsque vous vivez dans une cité cernée de hauts murs pour vous protéger de l'autre, de ce que vous ne comprenez pas, surveillée de surcroît par l'armée.

Comment parler de liberté lorsque vous vivez entouré de Murs placé là soit disant pour protéger votre voisin de votre haine envers lui, lorsque l'armée s'impose à vous, que vos terres sont annexées sans autre forme de préavis.

Aucun de ces deux là n'est libre, tous deux esclave de leur condition, de leur appartenance ethnique et ou religieuse. Aucune liberté quant au choix de la route à emprunter pour se rendre d'un bout à l'autre de la région ; si vous êtes un settlers il vous faut emprunter la route qui vous est appartis ; si vous êtes palestinien, il vous faut prendre la route réserver aux palestiniens. Ici les routes sont les routes de l'Apartheid, de la désolation. Quand ferons-nous tomber ces murs qui rappellent que trop bien le rideau de fer tombé en 89. 

PC030138

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