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Pas perdus.........Ô Proche Orient

"Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues..." (Joseph Kessel)

The desert road

Publié le 2 Décembre 2010 par julisontheroad.over-blog.com in Syrie

Desert Road

Direction « Harasta Pullman garaje » d’ou partent les bus pour Palmyre.

Le premier taxi nous demande 150 SYP pour nous conduire jusqu`a la gare Harasta. Pas moyen nous continuons de chercher, le prix est maximum 100 SYP.

Pour entrer dans la gare il faut d’abord montrer pattes blanches en passant les détecteurs de métaux, scannage des sacs... La police est présente, ni souriante ni désagréable, ils nous observent c’est tout.

Une fois cette étape franchie, il nous faut trouver la bonne compagnie qui nous conduira a Palmyre avec des bus pas trop uses. Tout est écrit en arabe ou presque, pas facile de trouver le bon comptoir, quelques compagnies indiquent les villes desservies en anglais mais principalement a destination de la Turquie.

200 SYP pour Palmyre, nous ne trouverons pas mieux.

Une fois le billet en poche, il nous faut nous rendre au petit bureau de police afin qu’ils notent dans leur registre notre destination, la compagnie de bus et nos numéros de passeport. Hop un coup de tampons des douanes sur le billet et c’est parti on est prête.

Il est 14h30, le bus ne bouge pas on devrait être parti depuis 30 minutes mais ils ne partent pas tant que le bus n’est pas plein. Et oui, il faut se mettre a l’heure syrienne. D’ailleurs depuis que nous sommes arrivées, c’est comme ci le temps c’était arrêté ici. Comme ci j’étais immobile et que tout autour de moi la vie battait son plein.

15h15, le bus démarre enfin mais nous sommes toujours en gare car il y a un bouchon de bus à la sortie. Ça klaxonne dans tous les sens, les voitures tante de se faufiler entre les bus ce qui a pour effet de ralentir d’autant plus l’évacuation des lieux.

Pendant quatre heures, nous traversons une steppe aride et rocailleuse parsemée de campements nomades, de bergers... Sur la gauche une chaîne de montagne couleur sable nous accompagne tout le long de la route.

La trois quart des passagers sont des bédouins venu a Damas pour vendre des peux de moutons et autres.

Cette région du pays appartient aux bédouins, les véhicules ne sont pas immatricules car ils sont ex antes de taxe d’immatriculation par le gouvernement.

Les bédouins tendent a se sédentariser, du moins une partie, et construisent des cabanes de moellons au milieu de nul part.

De loin j’aperçois le château de Palmyre qui trône sur sa colline et veille sur la ville. Le soleil couchant donne au sable une couleur ocre rose. Nous voila arrivée a Palmyre, ville de la reine guerrière Zénobie qui tenu tête a l’Empire de Rome.

Immense ville fortifiée sortie des sables et bordée d’une palmeraie.

Un vrai havre de paix après la folie Damascène.

Desert Road

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