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Pas perdus.........Ô Proche Orient

"Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues..." (Joseph Kessel)

Un départ incertain

Publié le 1 Février 2011 par julisontheroad.over-blog.com in Jordanie

Gare des taxi service pour le Liban et la Jordanie :


On y est, dernier stop avant la prochaine destinaion. Il nous faut passer de l'autre côté, à la gare de bus.

 

Il est 10h du matin il doit faire près de 31 degrés. Les chauffeurs de taxi s'exclament Beyrouth ! Beyrouth !, Saida ! Saida !, Sour ! Sour !...rien pour la Jordanie. Du côté des bus, le seul départ encore possible est celui de 17h00, tous les autres sont pleins. Nous apprenons au passage que la taxe de sortie du territoire syrien à augmenté, maintenant c'est 500 SYP.

 

Dans l'immense hall de la gare, une bonne partie des guichets sont clos, vendredi oblige ; nous croisons un autre voyageur. Il à l'air d'attendre comme nous. 

<< Hello ! Excuse moi, où vas-tu ? >>

<< Je vais à Amman mais tous les bus sont pleins. Je pense prendre un bus jusqu'à Bosra d'où je prendrai un bus pour Amman.>>

<< OK mais on pourrait peut-être essayer de prendre un taxi ensemble pour Amman. Non ? Mais pour le moment il n'y a pas de départ pour Amman, ils ne proposent que le Liban >> 

<< Ok je me joints à vous.>>

Voilà comment nous avons rencontré Carlos. De temps en temps l'un de nous allait demander " Amman ? " mais toujours la même réponse << No ! Sour, Saïda..>>

 

Le départ s'annonce incertain. Sur notre banc nous faisons le point sur nos dernière livres, il nous reste juste de quoi quitter le pays en marchandant un peu pour le taxi. Du coup nous avons le temps de faire connaissance avec Carlos. Au bout d'1h30 d'attente, un jeune italien s'approche et nous demande si l'on va à Amman. Il à trouvé un taxi qui y va mais c'est 800 SYP plus 400 SYP de taxe par personne. Il me manque juste 100 livres, Carlos se propose de me dépanner. 
Yallah ! Le taxi est chargé, nous sommes en route vers de nouveaux horizons. Stop ! Déjà, on a à peine parcouru 500 mètres que la police vérifie déjà nos passeports, simple formalité routinière. La dernière à la syrienne.
C'est reparti, après une heure de route pendant laquelle je remonte le fil de notre étape syrienne, nous arrivons à la frontière.
Notre visa est dépassé de trois jours, nous nous attendons donc à répondre à quelques questions mais non rien. Après avoir réglé la taxe de sortie les douaniers tamponnent notre passeport sans poser aucune question.
Nous remontons en voiture, le président Bashar Al Assad du haut de son affiche nous remercie d'avoir visité la Syrie et espère nous revoir bientôt. 
Deux kilomètres plus loin, nous sommes à la frontière jordanienne. Une file de voitures interminable devant nous, nous  sommes dans la file du milieu. Dans la file d'à côté, une tête sort tout juste du sol, c'est un douanier qui inspecte le dessous des voitures. Tu parles d'un job, il passe sa journée à respirer les gaz carboniques des voitures..
C'est notre tour, il faut sortir tous les sacs de la voiture et les placer sur le côté pour une rapide inspection. Tout va bien on peut les ranger. Le chauffeur nous presse pour acheter les visas et effectuer les démarches habituelles à tout passage frontière, si il a de la chance il pourra encore prendre de nouveaux passager en Jordanie pour repasser en Syrie et ainsi gagner sa journée.
La frontière jordanienne est assez stricte, ici il faut placer ses yeux dans un appareil qui observe la rétine.
Deux heures plus tard, nous voilà à Amman. En route Carlos à décidé de rester avec nous pendant 8 jours car notre programme lui plait. Installé sur des collines les maisons en forme de petits cubes se confondent avec la terre couleur sable.
sac au dos nous voilà partis à la recherche de notre hôtel.
Les magasins sont fermés, s'il n'y avait pas quelques personnes dans les rues, on pourrait croire que la ville est abandonnée.
Un petit nombre de voitures foncent en direction de Down Town. 
Après avoir arpenté les rues et demandé notre chemin plusieurs fois, nous arrivons enfin à l'hôtel.
Bien contentes de pouvoir enfin poser nos sacs. 
Ajloun
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